Patrimoine

Historique de la commune

CORBELIN : l’origine de son nom est difficile à définir. Vient-il :

  • de CORBELIANUM, révélant, peut-être, l’existence d’une ancienne villa gallo-romaine, dont le propriétaire se nommait CORBELIUS, du gaulois Corbus ?
  • de CORBEL, nom de premier prieur des Chanoines de l’ordre de saint-Ruf, établi dans le village en 1129, pour y fonder un prieuré ?
  • ou encore du latin CORVUS (corbeau), d’où la création du blason de la commune en 1993 ?

Son territoire existe donc dès les premiers siècles de notre ère, même si, jusqu’à maintenant, il n’a été faite aucune découverte archéologique. Cependant, des recherches sont en cours pour nous éclairer sur ses origines.

L’histoire de CORBELIN est par contre mieux connue à partir du XIIe siècle, car elle se confond pour l’essentiel avec celle du Prieuré, qui a d’ailleurs été pour le village, “la Paroisse” comme on disait alors, un élément de prestige.

Sous l’Ancien Régime

CORBELIN faisait partie du mandement de Faverges, sorte de communauté de trois villages avec Faverges et Veyrins. Elle ressortissait à la subdélégation de Pont de Beauvoisin de la province du Dauphiné, et elle était soumise au pouvoir seigneurial attaché au château de Faverges. La justice était rendue au premier degré par les seigneurs de Faverges, au second degré par le baillage de Vienne et en dernier ressort par le Parlement de Grenoble. Ses terres étaient en “franc-alleu”, c’est-à-dire sans hommage au Dauphin.

Son territoire, situé à proximité de la Savoie, a sans doute été le théâtre de nombreux affrontements entre Dauphinois et Savoyards, dont les possessions se côtoyaient selon des limites fort mal définies. Le rattachement du Dauphiné à la France en 1349, sous Philippe VI de Valois, ne vint pas à bout de ces discordes.

Ce pays est coupé de nombreux coteaux et collines, sur lesquels existaient plusieurs maisons-fortes : celle de Champ-Levet, dans son écrin d’arbres centenaires, domine toujours le village.

Franchissons quelques siècles…

Après la Révolution, en 1790, en même temps que lacommune, lecanton de CORBELIN voit le jour pour une courte durée, jusqu’en 1801 à la création du canton de Pont de Beauvoisin.
La commune demande en 1879 de redevenir chef-lieu de canton, mais sans succès.

Complusons le premier registre des délibérations du Conseil Municipal intitulé “Registre des actes, délibérations et arrêtés des Maires et Adjoints de la commune de CORBELLIN [on l’écrira ainsi jusqu’en 1854], commencé le 23 Prairial an huit [mai 1800] de la République française, département de l’Isère, arrondissement de La Tour-du-Pin”. Ce jour-là, le premier maire de la commune, qui est aussi juge de paix, Etienne GIRERD-BOLLAND et Claude FALATIEU, adjoint, promettent fidélité à la Constitution. On peut également y lire le premier état comptable “Etat de la dette” sur une délibération du 29 Fructidor de l’an huit.

CORBELIN “Cité de la soie”

Commune alors essentiellement agricole, CORBELIN bénéficiera, à partir des années 1600, de l’effort entrepris en France pour développer l’élevage du ver à soie, afin de favoriser l’essor de la soierie lyonnaise.

D’importantes plantations de mûriers sont effectuées dans notre région, qui va se doter, dans les années 1750 à 1850, de nombreuses magnaneries réputées. A tel point que Louis XIV, dans une lettre au gouvenrement de Lyon, demande que les fils de soie proviennent des magnaneries de Vézeronce et de CORBELIN pour la confection de ses bas et ceux de la Cour.

Cette réputation de CORBELIN appellera tout naturellement les premières filatures en 1847. Au début du XXe siècle, la commune se développe grâce à l’industrie textile : il existe plusieurs usines de tissage, dont l’usine Donat implantée au coeur du village et qui fabrique des tissus de soie “façonnés”, aux motifs compliqués destinés à la confection de produits de luxe. Elle a employé jusqu’à 400 personnes. Parallèlement, les “soyeux” installent des métiers à tisser chez les particuliers, pour la plupart agriculteurs, leur apportant un complément de revenus.

Dans les années 1900 commence la crise du textile, entraînant progressivement réduction d’activités et fermetures.

En ce début du 3ème millénaire, consciente des richesses de son passé, CORBELIN envisage et construit son avenir avec confiance.

Les bâtiments communaux

Salle sportive et socio-éducative

Le monument aux morts

En 1920, une commission est élue pour étudier le projet d’érection d’un monument en mémoire des Corbelinois morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918.

En 1924, le projet de monsieur Descotes (Les Abrets) est retenu.
Le monument aux morts est inauguré le 1er juin 1924.

Ancien Musée municipal François Guiguet

Le musée est aménagé sur deux étages dans la chapelle de l’Ancien Prieuré. Il est inauguré en 1989, mais fermera ses portes début 2011.

Médiathèque municipale « Les Rondiers »

Elle est aménagée dans l’ancienne usine de soierie Donat construite au XIXème siècle. En 1999, une partie des ateliers est démolie. Un corps du bâtiment qui présentait un intérêt architectural a été sauvegardé puis réhabilité sur deux étages.

Mairie et groupe scolaire

Ils ont été construits sur l’emplacement de l’ancien presbytère (maison FALATIEU) d’après le projet de M. J. REYNAUD, architecte à Lyon. L’ensemble a été inauguré le 11 septembre 1910 en présence de M. Antonin DUBOST, président du Sénat. Le style architectural de la mairie, édifice monumental et remarquable, est caractéristique de la IIIème République. Le campanile surmontant le faîtage a donné son nom à la place centrale du village dénommée, depuis 1997, « Place du Campanil ».

Anciennes Halles (Relais Associatif et commerces)

C’est sur l’emplacement de ces locaux qu’en 1873, la Municipalité fait construire des halles destinées à abriter le grand marché hebdomadaire du mercredi. En 1893, une partie de ces halles est aménagée en salle des fêtes puis, en 1912, la Municipalité fait clore trois travées pour créer une salle réclamée par la société de gymnastique. La surface restante est toujours réservée au marché. Les modifications successives des halles ont laissé place au local actuel qui abrite les véhicules et le matériel de nos pompiers. Rappelons que la création d’une compagnie de Sapeurs-Pompiers fut autorisée en 1878. En 1948, fut construite la tour de séchage, ingénieux système d’accrochage pour les tuyaux d’incendie. Aujourd’hui, en raison de la départementalisation des Services d’Incendie et de Secours, les locaux des Sapeurs Pompiers qui appartiennent toujours à la commune sont loués aux services départementaux. Le local des pompiers est devenu local technique communal au 1er janvier 2004. Le corps des sapeurs-pompiers a été rattaché au Centre de Secours de Veyrins sur décision du S.D.I.S.

Jouxtant la partie garage du local des pompiers, l’ancien siège du club de football, idéalement placé au cœur du village, a été rénové et mis à la disposition de toutes les associations pour la tenue de leurs réunions, permanences… Ce local a été dénommé « Relais Associatif ».

Depuis 2006, le local technique a été aménagé pour accueillir une entreprise et deux commerces.

Le Moulin

Bâtisse dauphinoise acquise par la commune il y a quelques années, cet ancien moulin à grain était autrefois appelé moulin Commandeur (cadastre 1838), nom du ruisseau sur lequel il a été construit. Une partie de la maison a été aménagée pour accueillir les enfants de la garderie péri-scolaire et du centre aéré . La  partie arrière a été transformée pour acceuillir des associations , principalement l’association GOLF du CAMPANIL

Salle Joseph Brosse

Cette maison située en bordure de la route du Tram abritait autrefois l’école libre de filles créée en 1898 et tenue par des religieuses.
De 1973 à 2013, le rez-de-chaussée était  à la disposition des Anciens du Club Joseph Brosse. Depuis 2013, il est à la disposition des associations. Tous les jeudis il accueille l’association RETRAITE AMICALE CORBELINOISE.

La Poste

Ce bâtiment a été acheté par la commune à mademoiselle MONIN en 1952. Le premier bureau de Poste était situé au hameau du Malein où il fut créé en 1877.

Le rez-de-chaussée a été transformé en cabinet médical tandis que les deux appartements de l’étage sont loués à des particuliers.

Complexe sportif Joseph Dupraz

En 1963, le conseil municipal vote la création d’un ensemble sportif sur un terrain acheté en 1959.

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