Discours Vœux 2026

Monsieur le Président des Balcons du Dauphiné, cher Jean-Yves,
Mesdames et Messieurs les maires, mesdames et Messieurs les viceprésidents des Balcons du Dauphiné,
Mesdames et Messieurs les élus, Chers collègues,
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Je vous remercie de votre présence ce jour pour notre traditionnelle
cérémonie des vœux.
Une fois n’est pas coutume, je vais laisser la parole aux jeunes élus du CME
qui souhaitent vous dire d’abord quelques mots
……
Merci les enfants pour cette présentation.
A mon tour désormais
La cérémonie des vœux est toujours un moment particulier dans la vie
d’une commune, un de ces rites démocratiques qui rythment le mandat.
Un temps de rassemblement, un temps de bilan, mais aussi un temps de
projection.
Cette cérémonie 2026 revêt, pour certains de mes collègues et pour moi,
une tonalité particulière puisqu’elle marque la fin de plusieurs années
d’engagement municipal — dix-huit ans pour ce qui me concerne.
J’y reviendrai.
Mais comme le veut la tradition républicaine, permettez-moi d’abord de
revenir sur l’année écoulée et sur les grandes orientations de notre action
L’année 2025 a vu tout d’abord, et beaucoup de corbelinois s’y sont
intéressés, l’approbation du Plan local d’urbanisme de notre commune.
Je sais que ce document n’a pas fait que des heureux, et je comprends
l’amertume de certains propriétaires. Mais je veux dire ici ma fierté d’avoir
mené à son terme un travail long, complexe, parfois contraint par des
injonctions contradictoires, dans un contexte de sobriété foncière exigeant.
Beaucoup de communes n’y sont pas parvenues avant l’échéance
municipale. Corbelin, oui.
Autre réalisation structurante : l’achèvement du bâtiment dit de la
pharmacie — auquel il faudra sans doute trouver un nom plus inspirant.
C’était un pari audacieux pour une commune de notre taille : un immeuble
mixte, associant logements et commerce, avec un objectif clair et assumé :
maintenir une pharmacie au cœur du village.
Aujourd’hui, les logements sont tous vendus, la demande de transfert de
l’officine est en cours d’instruction, et nous pouvons raisonnablement
espérer une installation en 2026.
Ce projet a bénéficié du soutien de la Région à hauteur de 200 000 euros.
Je veux également citer l’aménagement de la cour de l’école publique
Élisabeth Rioux.
Ce projet répond à des enjeux essentiels : transition écologique, qualité du
cadre scolaire, éducation autrement, avec dés imperméabilisation,
plantations, potager et classe extérieure.
Il a été accompagné par les Balcons du Dauphiné, à hauteur de la moitié du
coût des travaux.
Enfin, la cession du tènement derrière le Champ de Mars, dans le cadre du
projet Teccelia, a nécessité la création d’un nouveau local pour le comité
des fêtes, à proximité immédiate du complexe sportif
Au-delà des réalisations concrètes, cette année 2025 a vu également se
poursuivre les différentes politiques publiques initiées dès 2020
Au cours de ce mandat, nous avons souhaité apporter un soin particulier
aux valeurs de la république : en favorisant l’engagement citoyen des
jeunes à travers le conseil municipal « enfants «, en s’attachant à organiser
des commémorations (le 19 mars, le 08 mai, le 11 novembre) avec un
public nombreux et une implication des écoles, en donnant enfin le nom
d’une résistante iséroise à notre école publique qui se nomme désormais
« Elisabeth Rioux »
Au-delà de l’attachement à cette symbolique, l’égalité, qui orne le fronton
de nos mairies, est rendue possible par les actions en faveur de la culture
de l’école, du social
La culture, ce sont bien entendu les animations proposées par les
associations corbelinoises mais c’est aussi la volonté de transformer la
médiathèque en véritable lieu culturel . Nous nous réjouissons ainsi de voir
le succès croissant des concerts, projections, lectures, organisées salle
Marie-Josephe Lenault.
La culture, ce sont les expositions organisées à la mairie, les journées du
patrimoine et le jumelage avec nos amis de Campo ligure qui permet un
échange et une ouverture.
L’école est également un outil d’émancipation et nous avons
particulièrement porté nos efforts sur le soutien aux deux écoles. Le
dialogue fut parfois passionné, mais toujours constructif, tant avec l’équipe
éducative de l’école publique qu’avec la direction et l’OGEC de l’école des
Marronniers. Des projets ont ainsi concernés les deux établissements :
projection et débat autour des écrans ou mise en place d’un dispositif
d’aides aux devoirs et de soutien scolaire.
Et puisque nous connaissons les enjeux d’une alimentation de qualité et
accessible, le restaurant scolaire de l’école publique a été agrandi en 2024,
l’équipe éducative d’encadrement a été renforcée dès la rentrée dernière,
et nous avons maintenu notre politique tarifaire permettant un repas de
qualité à un coût plus qu’accessible pour les familles.
Dans le secteur de l’action sociale, le partenariat avec le Centre socioculturel Jean Bedet a permis de booster l’action jeunes et les projets portés
par les jeunes eux-mêmes, que nous avons financés par des chantiers . Il a
favorisé la création d’un lieu d’accueil « enfants parents « de plus en plus
fréquenté au-dessus de la médiathèque .
Le CCAS est un autre levier de l’action de la municipalité : repas des
anciens et distribution des colis, proposées à tous nos seniors ; PAss
jeunesse qui finance l’adhésion des scolaires aux associations de la
commune, travail pour développement de mutuelles « communales. C’est
aussi et surtout une collaboration active des services de la commune avec
les services du département ou de l’ADMR. Enfin, depuis cette année, la
municipalité subventionne « le centre de planification et de santé sexuelle
« Olympe « à la Tour du Pin
Nous ne négligeons pas la sécurité : au cours de ce mandat, des actions de
sécurisation à Bugnon et à la Chèvre ont été effectuées. Nous savons que
d’autres secteurs méritent également cette attention, une vision
pluriannuelle et une programmation en lien avec le département sont
probablement à étudier pour le futur. Et en parlant de sécurité, confrontés
que nous sommes à la recrudescence des dépôts sauvages, nous avons
décidé de mettre en place un système de vidéoverbalisation, au rond-point
de Bois Vion avec la société Vizzia .
Nous sommes également soucieux du développement de notre village : la
population recensée ne cesse d’augmenter pour atteindre aujourd’hui plus
de 2415 habitants . ce développement ; il passe par le soutien aux
commerces de proximité, notamment ceux locataires de la commune, à
travers des aides directes comme la prise en charge de travaux ou
indirectes, par des loyers progressifs. On peut ainsi saluer l’arrivée de
Modestie BUCHET, nouvelle coiffeuse qui prend la suite de Solange MartinCordier, qui bénéficie d’une retraite bien méritée.
Le développement du village et son attractivité, il se fait aussi avec les
manifestations d’importance organisées par ou avec le soutien de la
commune : la fête de la musique, la vogue annuelle et comment ne pas
citer pour cette année 2025, un comice agricole d’anthologie qui a connu
un immense succès populaire bien mérité.
Enfin, une commune vit grâce à ses associations et nous pouvons nous
enorgueillir de bénéficier à Corbelin de plus de 40 associations toutes
dynamiques qui proposent quantité d’évènements de qualité ; presque tous
les week-ends . Le soutien de la commune se fait par l’attention régulière
portée aux équipements, notamment la salle polyvalente, extrêmement
sollicitée, ou en proposant des solutions parfois innovantes, comme notre
parc de robots tondeuses qui va se développer .
Je conclurai ce bilan de l’année en rappelant l’importance des politiques
publiques initiées et portées par les Balcons du Dauphiné : en matière de
santé et d’offres de soins, en matière d’énergie, en matière de
développement économique (la ZA de la Rivoire va ainsi être requalifiée
cette année) en matière de rénovation de l’habitat, en matière de mobilités
enfin avec la mise en place prochaine d’un service de Transports à la
demande.
Toutes ces réalisations, toutes ces politiques s’inscrivent dans une vision
politique que nous avons essayé de mettre en place au cours du mandat.
Je l’ai dit : notre projet politique portait sur une prise en compte des
transitions et des transformations du monde, une volonté de développer la
commune, une intention de mettre la culture et l’école au cœur du village,
une politique sociale adaptée aux besoins : vers les anciens, mais aussi les
parents, les jeunes, les familles.
Nous avons programmé un entretien constant du patrimoine (voirie,
bâtiments), et accompagné les associations dans le respect de l’intérêt
général et du bien commun
Mais c’est aussi et surtout une éthique et des valeurs.
L’éthique, elle passe par le courage, la volonté de dire la vérité et de ne pas
promettre monts et merveilles en sachant que ceux-ci ne pourront être
réalisés, c’est le volontarisme et le souhait de ne pas se complaire dans les
lamentations et les plaintes ; c’est la transparence , qui s’exprime avec des
conseils municipaux diffusés en direct via Youtube, et une communication
municipale revue, c’est enfin la recherche constante de l’intérêt général,
qui n’est jamais la somme des intérêts individuels et des intérêts
catégoriels, mais bien un intérêt supérieur qui a pour vocation la
satisfaction des besoins du plus grand nombre.
Lorsque j’ai été investi maire, en janvier 2022, j’ai fait allusion à deux héros
du patrimoine littéraire français : Alceste, le misanthrope de Molière qui dit
toujours la vérité, et Cyrano, notre flamboyant symbole du courage, du
panache et des combats difficiles. Je pense que nous leur avons fait
honneur.
Nos valeurs, ce sont aussi des valeurs de défense du service public, mais
un service public qui sait s’adapter aux contraintes nouvelles, notamment
économiques et sociétales.
Cela passe donc par une gestion budgétaire rigoureuse, avec des objectifs
clairs de désendettement et d’amélioration de la trésorerie de la commune.
Ainsi, l’endettement de la commune a quasiment été diminué de moitié,
entre 2020 et 2024, de 810 € par habitant à 531 €par habitant.
Cette gestion budgétaire, tout en s’appuyant sur une stabilité des taux
d’imposition s’appuie sur une recherche constante des économies, par la
négociation ou l’achat public, mais sans restreindre la qualité des
prestations demandées . Nous sommes cependant dépourvus de ce
dogme qui instaurerait une suprématie des dépenses d’investissement sur
des dépenses de fonctionnement.
En confiant un grand nombre de travaux d’aménagement, d’entretien à nos
services techniques, plutôt qu’à des prestataires extérieurs, nous avons
revalorisé le travail des agents et effectué des économies substantielles
De même, nous avons mis en œuvre depuis 2020 une politique des
ressources humaines plutôt généreuse pour une commune de notre taille,
mais avons des attentes exigeantes en matière d’ouverture aux publics, de
qualité du service, d’adaptation des horaires.
Avant de conclure, et puisque je l’ai dit en exergue, ce discours consacre la
fin de 18 années d’engagement municipal, faisons un petit saut dans le
temps et retournons en 2008.
En 2008, Corbelin disposait encore d’une poste, d’un médecin, d’un
dentiste, de deux boulangeries et la piscine municipale venait juste d’être
définitivement fermée. Il n’y avait pas de supermarché, ni de stationservice.
La population évoluait peu et était même en léger repli, et nous
connaissions assez peu les nouveaux arrivants, car aucun dispositif
d’accueil n’était organisé.
A cette époque, le département de l’Isère subventionnait largement les
dépenses d’entretien courant des voies communales, il existait un système
d’accompagnement technique et d’ingénierie proposé par les services de
la DDE aux communes et à Pont de Beauvoisin, on trouvait encore le
services de la DDE et d’EDF .
Les budgets municipaux n’étaient pas encore contraints par les
diminutions des dotations de l’Etat ou les multiples réformes fiscales, et
Corbelin appartenait par ailleurs à une communauté de communes qui
s’appelait « la Chaîne des Tisserands « et qui, avec tout le respect que je
dois aux élus de cette époque, demeurait une intercommunalité de gestion
plus qu’une intercommunalité de projet.
Quant au contexte politique national, nul besoin de rappeler qu’il semblait
moins éclaté qu’aujourd’hui, que la société paraissait moins fracturée, car
moins soumise à la pression des chaînes d’informations, et d’opinion ;
moins fragilisé par l’abus des réseaux sociaux.
Les enjeux de lutte contre le changement climatique, de lutte contre les
inégalités de tout nature, de maintien des services publics, si ils
commençaient à poindre, n’avaient pas encore l’acuité d’aujourd’hui
Cette description faite, il ‘est pas question de faire un constat idyllique du
passé, de regretter un temps perdu fantasmé, mais d’en tirer une
conclusion : la fonction de maire en 2026 n’est pas la même qu’en 2008 .
Désormais, un maire est moins un bâtisseur qu’un médiateur, qu’un
accompagnateur, qu’un ensemblier. L’état général des finances
communales ne permet de réaliser qu’un ou deux projets d’envergure par
an, et il s’agit plus de rénovation ou de requalification de bâtiments et
d’espaces publics que de création de nouveaux équipements.
De même, l’action communale s’inscrit forcément dans un périmètre
intercommunal avec un bloc local qui agit concrètement, au service des
habitants du territoire, et dans une logique de coopération plutôt que de
confrontation.
Enfin, en 2026, je ne sais pas comment gouverner une commune sans
entendre la population, sans une concertation nécessaire ; mais celle-ci ne
peut fonctionner qu’à deux conditions : une véritable volonté politique de
donner la parole aux citoyens, et une implication régulière, raisonnée de
ceux-ci dépassant la seule défense de ses intérêts propres .
De fait, servir une commune comme Corbelin, ce n’est pas uniquement
faire de grands discours.
C’est tenir bon dans la durée, faire des choix parfois difficiles, mais toujours
guidés par l’intérêt général.
C’est cet esprit qui nous a animés, et que je souhaite voir perdurer.
Pour conclure, je souhaite remercier l’ensemble des élus avec qui j’ai
travaillé depuis 2008, et tout particulièrement l’équipe élue en 2020.
Je remercie les Balcons du Dauphiné et son président Jean-Yves Brenier,
pour la confiance qu’il m’a accordée
Je remercie l’ensemble des agents municipaux, administratifs, scolaires,
périscolaires et techniques. je veux notamment saluer David Beauvoir, qui
a récemment quitté ses fonctions de directeur général des services, lui
souhaiter pleine réussite dans ses nouvelles missions et vous présenter
Murielle LUBIn qui assure l’intérim de direction jusqu’au moins les
prochaines échéances de mars.
Je vous adresse, à toutes et à tous, mes vœux les plus sincères pour 2026 :
de la santé, de l’énergie, et la confiance dans notre avenir commun.
Bonne année à tous

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